Les couples se font et se défont. C’est une banalité.
Beaucoup de couple vivent une vie faite d’habitudes, de restes de tendresse et de respect et de plus ou moins de complicité. On reste ensemble pour les enfants, par commodité pour se loger ou pour des raisons financières. Par acharnement thérapeutique aussi parfois.
Mais un jour on se dit que ce n’est pas suffisant. Alors on se sépare. Parfois bien obligé car l’autre s’en va. Parfois parce que l’on a trouvé mieux ailleurs. De plus en plus souvent par respect pour soi afin de se donner le courage de cesser de vivre ce qui ne convient pas et/ou pour vivre quelque chose de plus satisfaisant.
Une fois séparé, beaucoup tentent de retrouver l’amour en s’engageant dans une nouvelle relation. Parce que l’affaire était déjà commencée avant la séparation ou parce que ça leur tombe dessus assez vite. Le besoin de vérifier si l’on est toujours capable de plaire, si l’on sait encore séduire… pousse à cela, en conscience ou non. La rencontre peut être facile et si le besoin de ne pas être seul est fort alors il encourage à accepter des relations qui ne sont pas toujours aussi épanouissantes que cela.
Comment est-ce possible? Pourrait-on préférer être mal accompagné que seul?
En fait, il est assez commun de considérer que vivre seul n’est pas une chose facile et recommandable. Et pourtant, nous connaissons tous des personnes célibataires heureuses et contentes de le rester. Nous avons tous rencontré des couples qui préfèrent garder chacun leur chez soi plutôt que de vouloir reprendre une vie commune.
On dit que la relation ne doit pas servir à faire notre bonheur mais à le partager. En effet, l’autonomie affective offre la possibilité de faire son bonheur soi-même. Cette autonomie affective est une base pour construire une relation saine avec un conjoint.

Aujourd’hui, le monde change, les relations changent et les couples ne peuvent plus se lier sur les mêmes bases qu’autrefois. La dimension spirituelle devient essentielle : on veut une vie qui a du sens, une vie tournée vers l’Amour.
Chacun est ainsi invité à prendre conscience de sa dimension d’Etre Métaphysique, Mutlidimentionnel d’Amour et de Lumière. L’invitation est de ressentir en son coeur la vibration de son Etre Essentiel et développer ainsi la capacité à faire vibrer cette fréquence dans toutes les dimensions de l’existence. Cela devient une recherche prioritaire. Avec cette conscience, le sentiment d’être seul disparait au profit de l’expérience du contact permanent et essentiel de Soi à Soi. La présence de son guide intérieur permet alors de se nourrir affectivement et surtout de savoir satisfaire par soi-même ses propres besoins.

Vient ensuite la capacité à se connecter avec une autre personne. La connexion et sa qualité devient alors un élément majeur de la relation. Il devient difficile d’Etre en relation sans cette dimension d’Etre et cette quête de conscience.
Dans ce cadre, vivre ensemble n’est plus une nécessité, la connexion se moque de la distance. Mais cela n’est pas un obstacle non plus. Vivre ensemble est possible quand chacun sait s’occuper de lui-même, être en harmonie avec les autres et le monde et prendre soin de ses besoins. La relation peut alors se développer sans symbiose, sans attachement, dans le partage et le soutien mutuel. Avec une certaine complémentarité parfois, mais sans aucune obligation autre que celle de savoir se respecter et de prendre intégralement soin de soi.
Avec cette qualité de relation, il n’y a plus a craindre d’être envahi par l’autre, d’entrer en dépendance ou de devoir subir une routine lassante. La vie à deux devient un terrain de jeu, une occasion de partager mais aussi de grandir en conscience l’un avec l’autre, chacun sur son chemin. Chacun pour soi mais sans égoïsme. Dans l’interdépendance et l’envie de grandir ensemble. Avec des activités communes parfois, mais avec surtout la possibilité que chacun puisse faire ce qu’il veut quand et comme il le veut.
Et comme chacun sait prendre soin de lui-même, il pourra être plus facilement attentif à ce qui lui convient. Il saura mettre des limites à ce qui ne lui convient pas sans craindre le rejet ou l’abandon. Il pourra alors s’affirmer sans avoir peur de faire naitre un conflit qui pourrait avoir pour issue une séparation. La séparation devenant une option tout à fait envisageable, car n’entamant pas la capacité de chacun à être heureux. Et donc chacun peut être aussi authentique que possible sans faux-semblants. Ca change beaucoup de choses.

Aujourd’hui, dans le monde du travail, on retrouve cela aussi.
La peur du chômage, du manque de travail, la difficulté à subvenir par nous mêmes à nos besoins nous rend accro à des relations professionnelles parfois tout aussi insatisfaisantes que peuvent l’être certaines relations de couple.
Etre ensemble pour coopérer à un projet commun, dans le respect de soi et de l’autre, dans l’interdépendance fonctionne exactement comme la vie de couple que je viens de décrire.

Travailler son autonomie dans le couple ou son autonomie professionnelle procède des mêmes enjeux et grandir sur une dimension permet de faire également grandir l’autre. Dans les deux situations, c’est le niveau de conscience qui fait la différence.
Alors pour s’épanouir au travail ou en couple, cultivons notre autonomie et celle de l’autre.
Ainsi, tout sera juste et parfait.