Ce matin à la radio, je n’entends que des « mauvaises nouvelles ». En écho à cela, j’entends beaucoup de gens s’émouvoir de tout ce qui ne va pas dans le monde. Le tableau est sombre. Un effondrement est annoncé, la vision est catastrophique. Alors la contestation gronde. Les plus visionnaires pensent savoir ce qu’il faut faire et/ou ne plus faire et brandissent leurs solutions comme des injonctions. Certains annoncent l’apocalypse, d’autres préfèrent faire la sourde oreille. Beaucoup attendent d’y voir plus clair pour se faire une idée de ce qui se passe et ce qu’il convient de faire.

Cela me fait penser à l’histoire bien connue de la chenille et du papillon.

Nous sommes ces chenilles qui voyons nos vies libres les mener dans une chrysalide qui semble indiquer une mort prochaine. Nous ignorons que nous sommes en train de devenir des papillons.

Or je crois vraiment que nous sommes nous aussi des papillons. 

Notre vie terrestre n’est qu’un aspect du jeu de la Vie multidimensionnelle dans laquelle nous tenons un petit rôle éphémère. La planète Terre n’a pas besoin que l’on s’inquiète pour elle. Elle n’a que faire de notre inquiétude et elle est bien assez forte pour se débarrasser de nous quand elle aura besoin de retrouver un nouvel équilibre. Notre industrie pollue et pille les réserves? C’est une réalité triste et révoltante. Alors plutôt que de nous en plaindre, changeons individuellement nos modes de vie et agissons dans nos entreprises pour changer les choses. Osons devenir les acteurs de la transformation agissant chaque jour dans notre quotidien.

Ce n’est pas la Terre qui est malade, mais l’humanité!

Ce n’est pas pas de la Terre qu’il faut se préoccuper mais de la manière dont l’homme la traite et s’avilit lui-même. 

La fin de certaines ressources est une opportunité pour que l’homme apprenne à vivre autrement et à se comporter autrement vis-à-vis de tous les aspects de son environnement.

Je me réjouis de voir participer les foules aux marches pour la planète. J’y vois une action collective pour une bonne cause, une invitation puissante à ce que chacun interroge ses pratiques quotidiennes et mettent un peu plus de conscience dans sa consommation.

Mais lorsque parmi ces foules certains grondent et réclament du pouvoir en place plus d’équité, il me semble qu’il serait plus juste que chacun accepte de sortir du rôle de la victime accusatrice pour devenir pleinement le seul vrai responsable de sa destinée et en assume avec humilité et respect la charge face aux autres et les conséquences face à lui-même.

La transition en cours est celle qui demande à l’homme de devenir pleinement responsable de sa vie et ainsi automatiquement plus à l’écoute de la Terre qui le porte et le nourrit.

Le monde en sera alors bien plus écologique et donc juste et parfait.